Covid 19 - État des lieux



31

MARS
2020

Covid 19 - État des lieux

Avant toute chose, dans le cadre de la lutte contre l'expansion du virus, il y a des gestes à respecter pour tous se protéger.




Pour faire suite à cette crise sanitaire sans précédent, nous essayons d’éclaircir la situation sur la collecte et le traitement des déchets. Vous trouverez ici quelques informations qui proviennent du Ministère de la Transition Énergétique et Solidaire et de l’Association des Maires de France.

Pour avoir plus d’information sur le plan local, veuillez suivre nos réseaux sociaux sur lesquels nous tâchons d’être aussi réactif que possible pour vous transmettre les modifications de collectes et autres nouvelles en provenance de nos adhérents

 

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COURRIER DU MINISTÈRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGlQUE ET SOLIDAIRE (Extrait)

 

Le Gouvernement, à la demande du Président de la République, a pris des mesures exceptionnelles pour limiter les déplacements de nos concitoyens sur l'ensemble du territoire, afin de limiter le risque de pandémie du virus COVID 19.

Dans ces périodes, on ne peut que rappeler que la santé et la salubrité publiques figurent parmi les priorités de la Nation. Les activités qui visent à les préserver doivent bien entendu être maintenues, au premier rang desquelles la gestion des déchets des ménages, des entreprises, ou des déchets d'activités de soin produits par les établissements hospitaliers, de la collecte à leur élimination. 

(…)

Nos meilleurs efforts doivent être fournis, dans le respect des consignes sanitaires, pour :

-        procéder à la collecte et au traitement des déchets d'activités de soin à risque infectieux (DASRI) ;

-        procéder à la collecte et au traitement des ordures ménagères résiduelles (OMR) ;

-        garantir le bon fonctionnement, en pleines capacités, des unités de valorisation énergétiques (UVE) et incinérateurs, ainsi que des installations de stockage des déchets (ISDND et ISDD)

-        maintenir, aussi longtemps que possible, la collecte séparée (emballage, papier, carton, verre) auprès des ménages

-        maintenir, aussi longtemps que possible, l'activité des centres de tri des déchets ménagers collectés séparément.

 

 

NOTE DE L’AMF (extrait)

  

PRESENTATION DU CONTEXTE

Les services de gestion des déchets font partie des services essentiels et ils doivent être maintenus. Ils doivent faire l’objet d’un plan de continuité du service depuis 2009 (épidémie de H1N1). La continuité de l’activité de gestion des déchets doit être assurée afin d’éviter une dégradation supplémentaire de l’état sanitaire.

 

LES SERVICES PRIORITAIRES 

La principale difficulté de gestion de ce service est l’absence d’une partie du personnel, qu’elles qu’en soient les causes (maladies, garde d’enfants, absence de transport). Il faut donc maintenir le service avec moins d’agents. Les organisations adoptées doivent permettre d’assurer prioritairement les services de salubrité :

-        les DASRI (déchets des activités de soins à risque infectieux) et autres déchets issus des activités sanitaires ;

-        les ordures ménagères et les collectes de fermentescibles.

Dans la mesure du possible, les collectives sélectives doivent être maintenues.

 

LA COLLECTE SÉPARÉE DES EMBALLAGES ET DES PAPIERS

Il est préférable de maintenir la collecte séparée des emballages dans la mesure du possible, en particulier en fonction de la présence du personnel. Sauf situation particulière, il n’est pas nécessaire de demander aux habitants de mettre les emballages triés dans la poubelle des ordures résiduels. En effet, un tel mélange conduit à augmenter le volume d’ordures résiduelles à collecter et à éliminer ; il aboutit donc à prendre le risque d’une saturation de la collecte résiduelle car les bacs ne sont pas adaptés à un tel flux. 

Il n’est pas possible de collecter les déchets résiduels et les déchets d’emballages en mélange sans utiliser les bacs jaunes car la dotation en bacs résiduels est insuffisante ; dans ces conditions, autant préserver le geste de tri.

Le maintien de la collecte séparée des emballages permet de gagner un peu de souplesse dans l’organisation des collectes car les collectes séparées de déchets d’emballages ne sont pas soumises aux mêmes obligations de fréquence que les collectes d’ordures résiduelles.

L’utilisation de masques, lingettes et mouchoirs va produire des quantités de déchets résiduels plus importantes que d’habitude. Ces déchets étant susceptibles d’être contaminés par le covid-19, ils devront être incinérés ; les capacités d’incinération vont donc être fortement sollicitées.

En conclusion, il est préférable d’éviter de mélanger les emballages aux autres déchets car leur présence peut créer des perturbations dans le traitement.

 

LA COLLECTE DE DECHETS SUSPECTES DE CONTAMINATION VIRALE 

L’utilisation des masques ou autres matériels de protection jetables va générer des quantités de déchets susceptibles d’être contaminés par le covid-19. Ces déchets relèvent donc des procédures utilisables pour les déchets contaminés et ils doivent être enfermés dans des emballages étanches. Dans la pratique, le plus simple est de recommander aux habitants de les mettre dans un sac poubelle fermé, lui-même placé dans un autre sac poubelle fermé. Dans ces conditions, ces sacs peuvent être placés pour être éliminés avec les ordures résiduelles.

 

 

 

LES DECHETERIES 

Les déchèteries étant des lieux d’accueil du public, les mesures de confinement arrêtées imposent la fermeture de l’accès pour le public afin d’éviter les regroupements. Par ailleurs, la nature des déchets accueillis (des encombrants) n’en fait pas un service prioritaire.

 

LES CENTRES DE TRI ET LES INSTALLATIONS DE TRAITEMENT

Dans ce cas aussi, la disponibilité des personnels nécessaires définit les possibilités de maintenir ou non les centres de tri ouverts. Comme pour toutes les installations industrielles, il est techniquement préférable de ralentir l’activité que de l’arrêter ; le redémarrage est plus facile en cas de maintien d’une activité réduite. Un autre paramètre à prendre en compte est la possibilité d’avoir des débouchés ou, au minimum de disposer de capacités de stockage suffisantes. En cas de fermeture du centre de tri, il faut trouver des stockages temporaires pour les collectes sélectives des emballages.

Ces sites devront, dans la mesure du possible répondre aux conditions suivantes :

-        un bâtiment couvert, à l’abri des intempéries ;

-        un accès routier facile pour les transports ;

-        des aménagements permettant d’éviter les incendies. 

En cas de saturation des installations de traitement, il sera également nécessaire de trouver des sites de stockage temporaires. Ces sites devront répondre aux mêmes exigences que les installations de stockage temporaire des collectes séparées d’emballages, auxquelles s’ajoutent la nécessité de disposer d’une surface étanche et d’un dispositif de recueil des effluents liquides. Il est également prudent d’éloigner ces sites des habitations afin de limiter les nuisances olfactives.

La fermeture des installations comme la création de stockages temporaires nécessitent de prévenir et d’obtenir l’autorisation des services de la préfecture.

 

Enfin, vous trouverez la position du SDEDA en lisant le mot de Madame Danièle BOEGLIN, présidente du SDEDA : ici